LOSAR 2026 – Nouvel an Tibétain

LOSAR 2026 – Nouvel an Tibétain

Mercredi 18 février 2026 marque le premier jour du Losar et l’entrée dans l’année du Cheval de Feu, un moment majeur de renouveau et d’aspiration.

LOSAR : LE NOUVEL AN TIBÉTAIN

Losar, de Lo (« année ») et Sar (« nouveau »), correspond à la nouvelle année tibétaine. C’est un moment charnière dû à la fin d’un cycle et au début d’un autre.

Le calendrier tibétain repose sur un cycle de 12 signes et 5 éléments, formant un cycle complet de 60 ans. Afin d’harmoniser les cycles lunaires et solaires et de rétablir l’équilibre des astres, un mois intercalaire est ajouté tous les trois ans et certains jours sont ajustés.

Le 18 février 2026 débute l’année du Cheval de Feu, qui se poursuivra jusqu’au 7 février 2027.

Dans la tradition tibétaine, le Cheval de Feu évoque une énergie de vitalité, de mouvement et de transformation. Le cheval est symbole d’élan, de liberté et de persévérance.

En 2026, l’élément feu vient renforcer cette dynamique, associée au renouveau et au changement. Le début de l’année devient alors un moment privilégié pour réfléchir à ses aspirations et aux directions que l’on souhaite donner aux mois à venir.

UN TEMPS DE BILAN ET DE PRISE DE CONSCIENCE

Le Losar marque la fin d’un cycle.

Une année s’est écoulée.

Une part de notre énergie vitale a été utilisée et ne reviendra pas.

C’est un moment de lucidité intérieure :

Qu’avons-nous fait de cette année ?

Avons-nous donné un sens à ce temps précieux ?

Pour un pratiquant bouddhiste : avons-nous utilisé ce précieux corps humain pour progresser dans la pratique, cultiver des qualités et œuvrer au bénéfice des êtres ?

Ce regard posé sur l’année écoulée permet d’entrer dans la nouvelle année avec une intention plus consciente.

LE JOUR DU LOSAR : PURIFICATION ET ACCUMULATION DE MÉRITE

Le jour du Losar commence par une pratique de purification appelée « Sangue », offrande de fumée purifiante. Lors de cette pratique, on brûle des branches de cyprès ou de genévrier.

La fumée qui s’élève symbolise la purification et l’élévation de nos conditions : l’accomplissement de nos projets, l’harmonie dans nos relations, l’accroissement de la pratique spirituelle ainsi que des conditions matérielles favorables pour la nouvelle année.

C’est également un moment important d’accumulation de mérite, où l’on rassemble différentes pratiques vertueuses :

  • offrandes de nourriture aux Trois Joyaux,
  • souhaits d’aspiration,
  • offrandes aux maîtres,
  • offrandes de lampes à beurre.

Il est courant d’offrir à cette occasion des centaines, voire des milliers de lampes. La lumière représente la dissipation de l’ignorance et l’accroissement de la clarté intérieure.

L’ensemble de ces offrandes accompagne la première grande pratique de purification de l’année et oriente l’esprit vers une direction plus lumineuse et plus consciente.

On porte également de beaux vêtements ce jour-là, symbolisant le renouveau et constituant aussi une forme d’offrande aux Trois Joyaux.

CHANGEMENT DES DRAPEAUX

À l’occasion du Losar, il est de coutume de renouveler les drapeaux à prières. Au Tibet, les anciens drapeaux sont déposés dans des lieux élevés, comme les montagnes, où ils finissent de se désintégrer naturellement au gré des éléments.

Portant les bénédictions des mantras et des divinités, les anciens drapeaux ne sont jamais jetés ni brûlés.

LES ASPIRATIONS DU CŒUR

Le jour du Losar est aussi un moment où l’on formule des souhaits profonds :

  • ne pas rencontrer d’obstacles à la pratique du Dharma,
  • rester lié à son maître spirituel et à ses frères et sœurs vajra,
  • pouvoir continuer à avancer sur le chemin avec constance, sans découragement.

Ces aspirations donnent une orientation et une motivation claires pour l’année à venir.

LES FESTIVITÉS

Le jour du Losar est également un moment festif et communautaire. Après le temps spirituel, on se retrouve, on partage des repas, on rend visite aux proches, on joue, on rit.

Dans les monastères, c’est souvent un temps de détente qui peut durer plusieurs jours.

QUAND LE LOSAR N’EST PAS CÉLÉBRÉ

Lorsque le maître spirituel d’un monastère ou d’une communauté est décédé durant l’année écoulée, les festivités ne sont pas célébrées. De même, lorsqu’une personne a perdu un proche très cher, comme l’un de ses parents ou son enfant, elle ne participe pas aux réjouissances.

Dans ces situations, la profonde tristesse ne laisse pas le cœur disponible pour la célébration.

UN NOUVEAU CYCLE CONSCIENT

Le Losar nous rappelle que le temps s’écoule et que chaque année entame un peu de notre vie.

Mais il nous offre aussi une opportunité précieuse : recommencer avec davantage de conscience, de motivation et de mérite.

 

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