FAIRE UN AUTEL

 C’est quoi un autel ?

Dans la maison, l’autel, est ce qui doit être considéré comme le plus important, car il est  la source de toutes les bénédictions, les mérites et les protections pour nous, notre famille et tous les êtres.

L’autel est l’endroit où l’on dispose tous les supports bouddhistes dignes d’offrande, représentant le parfait éveil, notre refuge unique pour se libérer et libérer tous les êtres des souffrances du cycle de l’existence.

Les supports du corps, de la parole et de l’esprit des Bouddhas, sont représentés par :

  • les statues, les thangkas, les photos pour le support du corps
  • les textes de pratique et d’enseignement pour le support de la parole
  • un stoupa pour le support de l’esprit

La cloche et le dordjé représentent à la fois le support du corps, de la parole et de l’esprit et doivent être traités avec énormément de respect.

En leur rendant hommage, en leur portant du respect et en leur faisant des offrandes, les mérites que véhiculent ces supports purs vont rayonner sur nous-même et tous les êtres.

On ne doit jamais poser une photo d’un être ordinaire sur l’autel (parent, famille, amie, animaux), cela endommagerait leur mérite (c’est comme si l’on demandait à notre mère de s’assoir sur le trône du Dalaï Lama).

Tous les supports, statues, thangkas, photos des maitres et des divinités doivent être rassemblé dans la pièce où il y a l’autel. Un autel ne doit pas être perçu d’une manière mondaine, ou comme une belle décoration. Nous devons considérer les supports, statues, photos, comme réellement présents. Il est irrespectueux de les placer dans un WC, une salle de bain ou une cuisine. Tout ce que l’on ne ferait pas devant son maitre, ne doit pas être fait devant un autel (par exemple postillonner, parler fort, plaisanter, roter, péter, se promener en sous-vêtements ou nu, porter un chapeau, fumer, etc.). Un autel est un support pour accumuler des actes positifs et nous devons être vigilants pour que cela ne devienne pas le contraire! L’autel doit être toujours très propre et plaisant à regarder, rien ne doit être déposé au-dessus  à part des textes bouddhistes. Si l’on a des rangements au-dessous on  y entreposera uniquement les ustensiles pour notre autel (carafe, chiffon, encens…) mais pas de chaussures ou de sous-vêtements.

Quel que soient les offrandes faites sur l’autel (eau, lumière, encens, nourriture..), elles doivent être toutes de bonne qualité. Ces offrandes, sont un moyen habile pour accumuler des actes positifs. Il serait irrespectueux de garder pour nous-même des substances de bonne qualité, et d’offrir une moins bonne qualité en pensant que de toute façon ça ne sera pas consommé! D’une manière générale toutes les offrandes doivent être belles à regarder et d’aspect généreux. Pour symboliser le mérite, les bols d’eau ou les lampes à beurre sont toujours remplis à ras bord. Il en est de même pour une offrande de nourriture : il vaut mieux une petite assiette bien rempli en forme de montagne, qu’une grande assiette à moitié vide. Il ne faut pas offrir non plus des fruits ou des fleurs avec des épines comme les  ananas ou les roses.

Par respect, un autel ne doit pas être placé dans la chambre conjugale. Idéalement, c’est mieux d’avoir une pièce séparée, même petite, réservée juste pour l’autel. Si l’on doit se débarrasser d’un support on peut le brûler dans un endroit propre ou le jeter à la mer, en récitant des mantras de purification ; cela reste malgré tout un acte négatif : on brûle un Bouddha, son enseignement ou encore son maitre spirituel!

Comment faire un autel ?

Il n’y a pas de règle stricte. Il faut comprendre que tout ce qui est offert pour l’autel est une accumulation de mérite.

Idéalement, un autel est fait dans un meuble protégé par une vitre pour éviter que les supports, statues, photos, ne soient abimés par la poussière et la fumée des lampes à beurre. Le meuble est décoré et sculpté avec diffèrent signes auspicieux qui sont des offrandes supplémentaires.

On peut également utiliser une table, pas trop basse (70cm de hauteur environ) que l’on recouvre entièrement d’un tissu. A l’arrière, on pose une planche en contreplaqué, agrafé aussi d’un tissu, que l’on fait reposer contre un mur. (Cela évite de faire des trous dans le mur).

 Ce qu’il faut prévoir ?

Structure de l’autel :

  • Une petite table ou bien un meuble. Selon nos moyens et la place dont on dispose. Il faut prévoir une largeur suffisante pour disposer les sept bols d’eau et l’offrande de lumière.
  • Une planche en contreplaqué, de la même largeur que la table, support pour accrocher les photos.
  • Des cales en bois ou des boites pour faire deux étages.
  • Le premier étage (environ 10cm de hauteur) pour les statues.
  • Le deuxième étage (environ 15cm de hauteur) pour les cadres qui reposent contre le contre-plaqué.
  • Toutes les offrandes (bols, fleurs, lampes…) sont posées directement sur la table.
  • Une protection en verre ou en plastique sur la table pour protéger le bois et le tissu de l’eau et de la graisse des lampes.

Habillement de l’autel: 

Du  tissu, uni ou fleuri, brocard tibétain, tissu brillant Indien (cela doit être beau et lumineux dans les couleurs rouge, rose, orange, jaune). Un tissu est utilisé pour recouvrir le support principal et un autre que l’on fixera à l’arrière des représentations. Le tissu est une offrande et un respect pour les supports. Normalement on ne place pas les photos directement au mur mais sur un tissu (comme les Thangkas).

Brocart tibétain Brocart tibétain Brocart indien Tissu fleuri

Les supports bouddhistes :

Image :

Le plus important sur l’autel, est de placer la photo de son ou de ses maitres spirituels. En témoignage de respect et pour accumuler du mérite, on place les photos des maitres et des divinités dans des cadres,  de préférence doré, mais jamais noir. On peut placer un brocart, dans le cadre derrière la photo comme offrande. Il est important d’avoir les photos des maitres de la lignée de la transmission de notre maitre sur l’autel, même si on ne les a pas rencontré physiquement car lorsqu’on se lie à un maitre spirituel, on se lie automatiquement avec sa lignée de transmission. Ainsi, à travers la transmission de notre maitre on reçoit toute la transmission et la connexion spirituelle de ses propres maitres.

 Thangka :

Si l’on possède une thangka (peinture de divinité entourée de brocart), on l’accroche au-dessus de l’autel. Si l’on a plusieurs thangkas, il faut les disposer comme les statues : on les placera dans l’ordre lama, yidam, dakinis, protecteurs, accrochées de part et d’autre de l’autel.

Il est important d’avoir une représentation (statue, thangka, photo) du Bouddha Sakyamouni et des trois grandes divinités du Tibet (gang tchen lha soum) : Guru Rinpoché (le second Bouddha), Tchenrezi et Tara.

Il est également essentiel d’avoir un support de la divinité que l’on pratique, notre yidam (yi signifie  esprit, et dam veut dire lié ; c’est donc la divinité avec laquelle on va lier son esprit).

Statue :

Il est important d’avoir au moins une statue du Bouddha Sakyamuni, le Bouddha de notre temps. Selon notre pratique, on peut placer les statues de Guru Rinpoché, Tara, Tchenrezi, Sangyé menla, Manjusri….

Il est préférable d’avoir une statue avec les canons tibétains qui respecte les proportions et tout le symbolisme. Exemple : un Bouddha doit toujours reposer sur un lotus qui symbolise, que bien qu’il se manifeste dans ce monde, il n’est pas entaché par les impuretés du samsara.

Quand on achète une statue, il est préférable que son visage soit peint (les yeux ouverts). Le visage d’une statue est le plus important. Lorsque l’on transporte une statue dont le visage est peint, il faut toujours veiller à ce que son visage soit protégé avec du coton pour qu’il ne s’abîme pas.

Il existe diffèrent matériaux pour les statues, laiton (le visage ne sera pas peint), bronze, tsa-ser (or). On peut trouver des statues en bronze à des prix abordables selon la taille.

 
Laiton Bronze Or, tsa-ser

 L’intérieur d’une statue doit être remplie de mantras et d’autres substances (on appelle cela charger une statue). On doit demander à un moine ou à une personne qui a reçu la transmission de le faire. Après qu’elle soit remplie, on doit la faire bénir auprès d’un maître (« rabné » en tibétain). Seulement après cela, on place la statue sur notre autel. Une fois la statue chargée et bénie, elle ne doit plus être considérée comme un objet mais réellement comme la divinité. Une fois posée sur l’autel, on lui rend hommage par des offrandes et des prosternations. On ne doit jamais déplacer les statues de notre autel, cela enlève la bénédiction. Si l’on est amenés à déménager, on remet la protection de coton sur le visage. Pour nettoyer le visage, on peut utiliser un plumeau très doux (réserver uniquement à cet effet) mais jamais de l’eau, cela enlèverait toute la peinture. Il est important de protéger les statues avec une vitre ou un papier transparent contre la fumée des lampes ou les excréments des insectes.

Si l’on possède une seule statue on la dispose au milieu de l’autel sur un support surélevé (boite) que l’on recouvre d’un brocard ou d’un tissu précieux. Si l’on possède plusieurs statues, on les dispose chacune sur un support surélevé dans l’ordre lama, yidam, dakini. On peut par exemple les disposer dans cet ordre : Shakyamouni (lama) Guru Rinpoché (yidam) Tara (dakini) ou dans celui-ci :  Guru Rinpoché (lama) Tchenrezi (yidam) Tara (dakini)

 Les offrandes  aux supports bouddhistes :

khata :

Khata blanche Khata colorée

Une khata, est une écharpe en soie, ou sont imprimés les huit signes auspicieux tibétains, ainsi qu’une prière de bonnes augure. La khata, est un symbole de pureté très précieux et de grande valeur spirituelle au Tibet. En témoignage de respect, on doit  offrir une khata la première fois que l’on rencontre un maitre, à son départ ou lorsqu’on reçoit (les vœux de refuge, un enseignement – le premier jour si c’est un cycle d’enseignement, une initiation), lorsque l’on visite un temple ou un lieu sacré et autour des supports bouddhistes. Dans l’autel, on doit faire très attention que les khatas soit bien fixées, car cela peut être dangereux avec les offrandes de lumière.

Offrande de bols :

Deux jeu de sept bols serviront pour les offrandes fixes appelées « Nam nga » et les offrandes d’eau.

L’offrande des bols fixe (ngama) dans l’autel est la plus importante et elle est indispensable.

Si l’on fait une retraite, les offrandes fixes et d’eau symbolisent les offrandes des sens.

La récitation des offrandes dans les textes de pratique est récitée en sanscrit : Argam, Padem, Pupé, Dupé, Aloké, Guendé, Newidé, Shapda.

La qualité des bols peut varier de simples bols en silex, laiton, cuivre jusqu’aux bols en argent. Il n’y a pas non plus de taille standard, cela dépend de la taille de son autel. Il est préférable de ne pas acheter des bols en matériel fragile comme le cristal ou la porcelaine car manipulés et astiqués tous les jours, ils risquent de se casser. La forme du haut du bol doit être évasée.

   
Silex Laiton Argent Ne convient pas

Le premier jeu de sept bols, est utilisé pour l’offrande fixe appelée « Nam nga »

Offrande de « Nam nga » et offrande d’eau

Les sept bols sont placés, bien alignés (pas en cercle) avec un léger espace entre chaque bol (la taille d’un grain de riz dans sa dimension horizontal).

  • De gauche à droite, les deux premiers bols sont remplis d’eau que l’on vide et essuie tous les jours. Ils représentent l’offrande d’Argam (eau pour se rafraichir) et Padem (eau pour se laver).
  • Le troisième bol est l’offrande de fleur, Pupé. On remplit le bol de riz en formant un cône ou l’on place dessus une fleur (bien ouverte) en tissu ou un lotus en cristal.
  • Le quatrième bol est l’offrande d’encens, Dupé. On remplit le bol de riz en formant un cône ou l’on place plusieurs bâtons d’encens.
  • La cinquième offrande est une offrande de lumière, Aloké. On place une petite lampe à beurre, que l’on peut laisser (au choix) sans l’allumer. Il faut toujours une offrande de lumière pour Aloké, (si on l’allume il faudra prévoir de la remplacer).
  • Le  sixième bol est l’offrande de parfum, Guendé. On remplit le bol d’eau que l’on vide et essuie tous les jours,  comme pour les deux premiers bols.
  • Le septième bol est l’offrande de nourriture, Newidé. On remplit le bol de riz en formant un cône. L’idéal est de placer une « shalzé« , torma  qui symbolise l’offrande excellente de nourriture.
  • Le huitième bol  est l’offrande de musique, Shapda. On remplit le bol de riz en formant un cône, ou l’on place une conque, ou des « tintchak » (cymbales).

 Contrairement aux trois offrandes d’eau que l’on change  tous les jours, le riz des bols peut être changé une fois par mois ou au moins tous les trois mois. Il est préférable d’offrir du riz de bonne qualité le donner aux oiseaux une fois qu’il a été remplacé. Pour prévenir des mites ou des insectes on peut mélanger le riz avec du camphre (que l’on trouve dans les magasins indiens).

shalzé (torma d’offrande de nourriture)

Le deuxième jeu de sept bols est destiné aux offrandes d’eau. L’offrande d’eau est un moyen habile très puissant pour accumuler du mérite. L’offrande d’eau se fait tôt le matin. Tout d’abord on se lave les mains, ce qui est une marque de respect et on évite de parler à voix haute ou de postillonner devant l’autel. On place les sept bols en ligne, parfaitement alignés, avec un léger espace entre chaque bol (la taille d’un grain de riz dans sa dimension horizontale). Si l’on possède une lampe à beurre ou une lampe électrique on la place après le quatrième bol à partir de la gauche.

Puis on remplit les bols d’eau à l’aide d’une carafe (utilisée uniquement pour l’autel). Si l’eau est potable on peut utiliser l’eau du robinet. On n’offre pas de l’eau impure!!! On verse l’eau méticuleusement (sans la faire déborder) de gauche à droite. Le bol doit être rempli pratiquement jusqu’au bord. Pendant toute cette pratique d’offrande, on récite le mantra OM AH HOUNG. Par OM les impuretés de l’offrande sont purifiées. Par AH l’offrande se transforme en un nectar et par HOUNG elle devient incommensurable. On imagine que cette offrande réjouit tous les lamas, les divinités, les dakinis et les protecteurs. Les bols doivent être vidés, retournés puis séchés le soir. Après midi on peut déjà vider les bols si l’on ne pratique pas devant l’autel le soir ou bien si l’on doit s’absenter ou rentrer tard le soir. Tout d’abord, on vide les bols de droite à gauche (le sens n’est pas tellement important) dans une bassine ou un récipient réservé pour l’autel. On peut déposer l’eau dans le jardin, sinon dans l’évier. Puis on place les bols en ligne les uns chevauchant les autres.

On peut les laisser ainsi pendant la nuit pour que l’eau s’évapore. Le matin ou le soir, (comme on veut) on prend un torchon réservé à cet effet et on procède à l’essuyage. Rinpoché insiste beaucoup sur cette pratique, c’est très important de prendre le temps de bien essuyer ou astiquer les bols. Ils doivent briller et être parfaitement propres. Pendant que l’on essuie chaque bol, on doit réciter le long mantra de Dorjé Sempa : OM BENZA SATO SAMAYA  MANOU PALAYA BENZA SATO TENOPA TISHTA DRI DHO MEBHAWA SOUTO KHAYO MEBHAWA SOUPO KHAYO MEBHAWA AHNOU RAKTO MEBHAWA SARWA SIDDHI METRA YATSA SARWA KARMA SOUTSA ME TSITTAM SHRI YAM KOUROU HOUNG HA HA HA HA HO BHAGAVAN SARWA TATHAGATA BENZA MAME MOUNTSA BENZI BHAWA MAHA SAMAYA SATO AH,

ou le court ; OM BENZA SATO HOUNG. Pendant cette pratique d’essuyage, on imagine que toutes les fautes, les négativités accumulées depuis des vies et des vies par nous-mêmes et tous les êtres sont nettoyées. Une fois essuyés on ne laisse jamais les bols vides, soit on les empiles si c’est le soir ou bien on les remplit d’eau si c’est le matin.

Offrande de lumière :

Rinpoché explique que l’autel ne doit jamais rester sans une offrande de lumière. La lumière symbolise la sagesse dans l’obscurité. Par cette offrande on créé le mérite d’obtenir un corps bien proportionné et beau. C’est important aussi de ne pas dormir complètement dans le noir, mais de laisser un peu de lumière dans notre chambre ceci est en rapport avec le bardo (un des états intermédiaire, notamment entre la mort et la prochaine renaissance), lieu où il y a une très forte lumière. Si l’on est pas habitué, on cherchera à se réfugier dans l’obscurité, ce qui nous mènera aux renaissances inférieures. L’offrande de lumière la plus méritoire est le beurre clarifié (ghee), On peut également utiliser de l’huile végétal, voire une lumière électrique. Les chauffe-plats ou les bougies ne sont pas mentionées dans les textes.

Lampes a beurre tibétaine :

Elle peuvent être fabriquées à partir de différentes matières (laiton, cuivre, argent), être ornées de signes auspicieux. C’est le support le plus authentique pour une offrande de lumière.

   
Laiton Cuivre Argent Offrande de lampe à beurre

A l’intérieur de la lampe, il y a un trou pour pouvoir placer une mèche en coton. La mèche se fait avec une allumette (le bout rouge placé en bas) recouverte de coton. Le coton doit être enroulé très serré, avoir une forme conique et le bout très effilé. La base représente la stabilité et le haut la sagesse de l’esprit. La hauteur de la mèche doit être proportionnelle et en harmonie à la hauteur de la lampe. Une fois la mèche placée dans la lampe on remplit celle-ci de graisse de palme liquide ou d’huile végétal ou encore du ghee (beurre clarifié). Une fois la préparation de la lampe terminée, on la dispose sur note autel et après avoir réciter OM AH HOUNG trois fois en l’aspergeant d’eau, on l’allume et on récite une prière de souhaits et de dédicace pour nous et tous les êtres. Cette pratique d’offrande de lumière est la plus puissante des accumulations de mérite et c’est pour cela que tous les tibétains offrent au moins une lampe par jour.

Une fois la lampe allumée il ne faut jamais l’éteindre. Si les conditions sont trop dangereuses, on peut laisser la lampe remplie sur notre autel et l’allumer un jour où l’on restera chez soi. Dans le cas où l’on a plusieurs lampes, on peut les disposer en offrande sur notre autel (après les avoir remplies de graisse) et en allumer une seule à la fois.

Lampe à huile indienne :

Il faut retirer la visse qui se trouve à l’intérieur pour pouvoir placer la mèche en coton. Ce n’est pas le support le plus approprié pour les offrandes mais c’est ce que l’on trouve sur à la Réunion et qui se rapproche le plus des lampes tibétaines, pour un prix relativement modique.

Lampes électriques :

Une offrande qui est également utilisée dans les temples. Comme pour les lampes à beure, il est préférable de trouver un joli support comme une fleur de lotus (les lampes à sel ne sont pas vraiment appropriées sur l’autel). Cette offrande restera allumée jour et nuit sur notre autel.

   

Offrande d’odeur :

L’encensest tout d’abord une offrande de senteur offerte aux divinités et aux maitres. Par cette offrande, on créé le mérite qui résultera dans le fait de posséder un corps qui sent bon. Par ces substances précieuses, c’est aussi une purification, aussi bien pour les offrandes de notre autel que pour nous-mêmes.

L’offrande d’encens se fait principalement le matin après avoir rempli les bols d’eau. On allume un encens que l’on passe d’un geste gracieux, dans un mouvement circulaire, devant tous les supports, statues, photos puis devant les bols d’eau et les lampes. Pendant que l’on passe l’encens, on peut réciter le mantra de l’interdépendance OM YE DHARMA HETOU TRABHAWA HETOUN TEKHEN TATHA GATO HAYA WADATE TEKHEN TSA YO NIRO DHA EWAM WADI MAHA SHRAMA NAYE SO HA, Ou bien, OM AH HOUNG.  L’encens est ensuite déposé horizontalement, dans une boite rectangulaire ou il finit de se consumer. La boite est placée en bas au sol, ou légèrement surélevé  devant l’autel mais pas sur l’autel. Pour que l’encens se consume entièrement il faut déposer au préalable une couche de cendres dans la boite.

 
Encens tibétain Boite pour brûler les encens

Offrande supplémentaires :

Un mandala. On peut le placer au centre de l’autel, sur un petit support ou une assiette. Le mandala représente l’offrande de tout l’univers aux maitres, aux divinités et aux bouddhas.

     
mandala non monté mandala monté avec du riz offrande d’un mandala à un maitre

Un mandala est constitué d’une base, de trois anneaux et d’un joyaux (norbu en tibétain). On peut le remplir avec du riz blanc ou safrané, des pierres semi-précieuses et des graines (riz, blé, orge, lentille rouge), en fonction de ses moyens. Chaque étage doit être rempli le plus généreusement possible. Une fois le mandala monté, on le place sur l’autel. On peut y ajouter des bijoux et des malas en turquoise ou en nacre autour en guise d’offrande supplémentaire. (à l’intérieur des temples, il est traditionnel que les gens déposent un billet en offrande dans le mandala).

Un mandala est toujours offert au maitre avant de recevoir une initiation, ou le premier jour d’un cycle d’enseignement. 

Pierres semi-précieuses

 Accessoires :

Deux vases avec des fleurs en tissus que l’on placera de chaque côté de l’autel en un joli bouquet de fleurs ouvertes et sans épine dans les tons rouge, rose, jaune ou orange. On peut trouver aussi dans les autels traditionnels, un vase avec un bouquet rouge disposé à gauche et un vase avec un bouquet jaune à droite.